AUTEURS M-R

 

 

 

 * Marcel PROUST (écrivain, 1871-1922) : " PROUST explique beaucoup trop à mon goût - trois cents pages pour nous faire comprendre que Tutur encule Tatave c'est trop. "

 * " PROUST, mi-revenant lui-même, s'est perdu avec une extraordinaire ténacité dans l'infinie, la diluante futilité des rites et des démarches qui s'entortillent autour des gens du monde, gens du vide, fantômes de désirs, partouzards indécis attendant leur Watteau toujours, chercheurs sans entrain d'improbables Cythères. "
  (Voyage au bout de la nuit, p.74).

 * " Alors, avant PROUST, pédéraste, c'était déjà se signaler drôlement n'est-ce-pas... C'était pas bien vu... Mais alors, PROUST, par son style, son génie littéraire derrière, a rendu les choses possibles que les mères ont pu tolérer la pédérastie dans leur famille, en somme, n'est-ce-pas... On dit : je suis pédéraste comme PROUST, moi... comme Monsieur Gide... y z'ont fait beaucoup pour la pédérastie en la rendant... en l'officialisant, en somme, n'est-ce-pas... (...) Alors ça, naturellement, ça y z'ont un public pour eux... Et comme tout ce monde pédérastique fréquente beaucoup les arts, alors, en plus, le peintre, le littérateur pédérastes, tout ça, ça colle très bien... C'est très artiste... ça fausse un peu le jugement qu'on peut avoir sur PROUST, ces histoires pédérastiques, cette affaire de bains-douches, mais ces enculages de garçons de bain, tout ça, c'est des banalités... Mais il en sort que le bonhomme était doué... Extraordinairement doué... "
  (Interview, Jean Guenot, Jacques d'Arribehaude, 6 février 1960, Cahiers L'Herne biblio, poche, 1963,1965,1972).