BIENVENUE BIOGRAPHIE AUTEURS POLITIQUES MEDIAS REPERES TEMOIGNAGES

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

LES ANIMAUX

 

 

 

LES MESANGES et la CONSULTATION.

   C'est vers 1933 que Jean George, alors courtier en tableaux, fit la connaissance de Céline, dans l'atelier du peintre Gen Paul, à Montmartre. Il semble ne l'avoir guère revu ensuite. Pendant l'exil danois, il lui écrivit et lui envoya régulièrement des journaux, dont la revue anarchiste Défense de l'Homme, dirigée par Louis Lecoin (autre ami de Paraz, habitant Vence), qui publia quelques articles sur Céline.

  C'est sur le conseil de Paraz que Jean George rendit visite à Céline. Il y a quelques années, il a relaté cette rencontre :
 " Quand je l'ai revu, il avait l'air d'un aviateur anglais.
 - George, tu tombes bien. Tu vas m'aider, me dit-il.
 Il était juché sur une échelle, occupé à accrocher, avec des fils de cuivre, des petits morceaux de lard dans les branches, pour les mésanges... Ensuite, il m'a proposé du thé. C'est alors qu'il m'a dit :
 - George, je te remercie pour les journaux que tu m'as envoyés au Danemark. Cela m'a fait énormément plaisir.

 Il y avait des chats et des chiens partout, dont certains en piteux état. C'étaient des animaux abandonnés qu'il recueillait chez lui et qu'il soignait.
 - Regarde tous ces malheureux !, s'exclama-t-il.
 En février, je lui avais rendu une autre visite. C'est alors que je lui avais demandé une consultation car je toussais beaucoup. Céline était farouchement contre la cigarette. Je possède encore l'ordonnance qu'il m'avait établie. Je me souviens, lui avoir donné dix francs. Il a refusé. En 1954, le tarif était cinq francs cinquante. Il n'a prit que ça... "
 (Marc Laudelout, BC n°28, décembre 1984).