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ANNEE 2018
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ANNEE 2019
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ANNEE 2020
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9  Info 39 6  Info 41 5  Info 43 3  Info 45 15  Info 48 12  Info 50 08  Info 52 06  Info 54 04  Info 56 02  Info 58 12  Info 61 10  Info 63
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ANNEE 2021
Janvier Février Mars Avril Mai Juin Juillet Août Septembre Octobre Novembre Décembre
06  Info 65 03  Info 67 03  Info 69 14  Info 72 12  Info 74 10  Info 76 09  Info 79 05  Info 81 02  Info 83            
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CELINE EN PHRASES

 



MICHEL AUDIARD
et
CELINE

 

 

 " Vous savez, j'aurais aimé tourner Citizen Kane et écrire Voyage au bout de la nuit. Je ne suis pas compliqué. "

 

  Michel Audiard, boulimique de lecture et autodidacte revendiqué, a toujours déclaré  avoir appris à lire avec les romans de Céline et n'a jamais caché l'admiration qu'il portait à l'écrivain.

 Il suffit d'ailleurs de parcourir les compilations de " bons mots " et autres aphorismes du scénariste et de les comparer avec celles des romans de Céline pour se rendre compte de l'évidente filiation. Si l'on en croit ses biographes, le célèbre dialoguiste se serait rendu plusieurs fois à Meudon du vivant de Céline, par l'entremise de Marcel Aymé dont il avait signé le scénario et les dialogues du Passe-Muraille en 1950 : " J'ai connu Céline sur la fin de sa vie, revenu de tout. " A la suite de cette première visite, bien que " peu enrichissante ", Michel Audiard aurait maintenu un lien avec Céline, sans que l'on sache précisément lequel. A ce jour, on n'a trouvé aucune trace de ces visites, ni aucune correspondance entre les deux hommes.

 

Toujours est-il que les clins d'œil à Céline ne manquent pas dans les films d'Audiard. L'allusion " mousse et pampre " des Tontons Flingueurs (1963) est tirée de Guignol's band ; les références à l'Oubangui dans le Président (1961) ainsi que dans le film Quand passent les faisans (1965) font écho au contrat qu'avait signé le jeune Destouches avec la

 

compagnie Sangha-Oubangui lors de son séjour au Cameroun ; dans Elle boit pas, elle fume pas, elle drague pas, mais... elle cause !, un éducateur, joué par Sim, habite le fond d'une rue " Louis-Ferdinand Céline " qui n'existe que dans ce long-métrage, la plaque apparaissant furtivement à l'écran au moment où Annie Girardot s'y rend ; à la fin du film Le drapeau noir flotte sur la marmite (1971), on peut lire cette phrase tirée de la préface de Voyage au bout de la nuit : " Voyager c'est bien utile, ça fait travailler l'imagination. "

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  On n'oubliera pas de citer cette ouverture par Jean Gabin dans Le Pacha (1968) : " C'est comme ça que ça a commencé ", qui, immanquablement évoque l'incipit de Voyage au bout de la nuit : " Ça a débuté comme ça. " Idem pour cette tirade de Charles Aznavour dans Un taxi pour Tobrouk (1961) : " A mon avis, dans la guerre, il y a une chose attractive : c'est le défilé de la victoire. L'emmerdant, c'est tout ce qui se passe avant. Il faudrait toucher sa prime d'engagement et défiler tout de suite. Avant que ça se gâte !... " qui fait écho à ce passage des Beaux Draps : " Ils voulaient bien tous jouer la pièce, passer sous les Arcs de Brandebourg, se faire porter dans les Triomphes, couper les bacchantes du vilain, mais pas crever pour la Nation. Ils la connaissent bien la Nation. C'est tout du fumier et consorts. C'est tout des ennemis personnels ! Pardon alors et l'après-guerre ? Qui va en jouir si ce n'est pas nous ? Les canailles démerdes ? Y a que les cons qui clabent ! L'après-guerre c'est le moment le meilleur ! Tout le monde veut en être ! Personne veut du sacrifice. Tout le monde veut du bénéfice. "

 On n'oubliera pas la tirade de Dany Carrel sur la télévision dans Un idiot à Paris (1967), qui est très proche de ce que disait Céline à Jacques Chancel. Découverte plus récemment, cette première phrase de Carambolages (1963) : " Partir c'était mourir un peu " évoque Voyage au bout de la nuit. Indéniablement Michel Audiard connaît ses " classiques ". De nombreuses autres citations pourraient faire l'objet de comparaisons avec l'œuvre de Céline. De quoi occuper et amuser nos éminents linguistes...

 

 Difficile de faire plus " fan " de Céline que Michel Audiard... Il était donc inévitable que le dialoguiste le plus recherché du cinéma français se rende à Meudon pour rencontrer Lucette. Et entre les deux " titis " parisiens, le courant passe, comme le raconte François Gibault dans ses mémoires : " Audiard aimait Lucette Destouches, sa jeunesse, sa fantaisie, son humour et son horreur de tout ce qui est convenu et conventionnel. Comme il

 

était lui-même ennemi de toutes les conventions et anti-bourgeois, nous avons passé avec lui, toujours casquette en tête, quelques soirées très amusantes, qui commençaient dans sa librairie, rue Gït-le-Coeur, pour se terminer dans les bistrots du coin où j'ai pu apprécier sa verve inépuisable. "

 

 

" L'affiche qui fait rêver "

 

 

 C'est avec enthousiasme que Lucette donne son accord à Michel Audiard. La nouvelle semble assez sérieuse pour que le 20 septembre 1964, l'agence France-Presse se fende d'une dépêche, aussitôt reprise par de nombreux journaux : " Michel Audiard vient de commencer l'adaptation du célèbre roman de Louis-Ferdinand Céline, Voyage au bout de la nuit pour lequel Fellini a été pressenti comme réalisateur. La veuve de l'écrivain a donné son accord à cette adaptation au cinéma du chef-d'œuvre de Céline et Jean-Paul Belmondo sera la vedette de ce film. Michel Audiard songe à Shirley MacLaine pour le rôle de Molly. "
L'affiche fait rêver. Jean-Paul Belmondo, qui n'a jamais fait mystère de son admiration pour l'écrivain a donné son accord de principe pour interpréter Bardamu. Le budget du film est estimé à un milliard d'anciens francs (plus de 15 millions d'euros aujourd'hui), et la société de production Intermondia, dirigée par Jean-Paul Guibert, le propre beau-frère de Michel Audiard, s'est occupée de l'acquisition des droits. 

 

Le 6 juillet 1964, le contrat est signé avec les éditions Gallimard, avec une avance de 200 000 francs de l'époque, et il est déposé au CNC le 30 novembre 1964. Le projet semble bien lancé, et on imagine, rétrospectivement - avec une gourmandise non feinte - les dialogues " façon puzzle " qu'aurait concoctés l'initiateur du projet. Hélas, comme toujours avec les adaptations cinématographiques de l'œuvre de Céline, de la théorie à la pratique, il y a un gouffre... Le producteur du film, Maurice Bernard, s'installe trois mois à Saint-Paul-de-Vence pour peaufiner le scénario. La durée du film oscille entre trois et quatre heures ! Un personnage inspiré de Guy de Girard de Charbonnière (?) est inclus dans le scénario, tandis qu'Audiard annonce un film " méchant ". Hélas, " plus Audiard parle, moins il avance. " (Jérôme Dupuis, Lire H.S. n° 7, 2008).

 

 " C'était un rêve... ou plutôt un fantasme... "

 

 

 Federico Fellini, qui avait été évoqué de façon un peu prématurée à la réalisation, disparaît du projet, remplacé par Serge Leone. Finalement, les droits tombent. Le contrat avait été signé avec pour condition, entre autres, un tournage avant l'année 1970. Huit ans après la signature, dans une interview au magazine Elle, Michel Audiard acte cet échec : " C'était un rêve... ou plutôt un fantasme... non je ne le tournerai pas ... et personne ne peut prétendre le tourner... " A la jeune Maroushka, que le réalisateur retrouve une dizaine d'années après cet échec, il donne un début d'explication : " J'ai pas trouvé l'argent pour produire Voyage au bout de la nuit. J'ai abandonné [...]. Après le Voyage c'est difficile d'écrire ! Un écrivain, quand il est bon, est supérieur à tous les auteurs de films ! Tu comprends, au cinéma, c'est l'histoire qui compte. Le style ne sert à rien. J'ai peut-être eu peur avec le Voyage que le style se perde dans les images. "
  Assez curieusement, en 1967, alors que le projet d'adaptation de Voyage au bout de la nuit prend l'eau de toute part, Michel Audiard envisage l'adaptation de... Mort à crédit cette fois ! Avec Lino Ventura et Belmondo dans les rôles-titres. Comme le précédent, ce projet rejoindra le " cimetière des éléphants " des films impossibles. La mort de Michel Audiard, le 28 juillet 1985, d'un cancer de l'estomac, mettra fin au rêve, sans avoir honoré la promesse qu'il avait faite à Maroushka : " Je viendrai te chercher. On ira voir Lucette et puis marcher dans la forêt de Meudon. "
 

 

 

Clint ou Jean-Paul

 

 

 A la suite de Michel Audiard, l'autre sérieux prétendant à l'adaptation cinématographique de Voyage au bout de la nuit sera Sergio Leone en personne. A l'instar du premier, le génial réalisateur de la " trilogie du dollar " n'a jamais fait mystère de son intérêt pour les romans de Céline, et après l'échec des tentatives d'Audiard, il tente de reprendre le flambeau, toujours avec Jean-Paul Belmondo dans le rôle de Bardamu, et Michel Audiard cette fois-ci aux dialogues. 

 

 

 

 

 

 

 

 

On imagine le résultat, avec probablement Ennio Morricone pour la bande originale... Finalement, Michel Audiard déclinera l'offre au prétexte que " ce truc, c'est entièrement un boulot de Français. "
Là aussi le projet n'aura pas de suite, au grand dam de Lucette Destouches, qui rêvait de Clint Eastwood dans le rôle de Bardamu ! "
(David Alliot, Madame Céline, Tallandier, janvier 2018, p.267).

 

 


La librairie célinienne d'Audiard

 

Dix ans après la mort de l'écrivain, en 1971, la passion d'Audiard pour Céline le pousse à acheter avec ses propres deniers une librairie parisienne spécialisée dans le fantastique, La Mandragore, pour la transformer en lieu de vente entièrement consacré à l'auteur.

Située 30, rue des Grands Augustins (VIe), la boutique proposait notamment nombre de pièces rares (exemplaires numérotés, manuscrits, éditions originales...) lui ayant été confiées par Lucette Almanzor, la veuve de Céline.

 " Mais l'aventure tourne court par manque 

 

 de clients et aussi, finalement, par manque d'intérêt ", relate Philippe Lombard dans Le Paris de Michel Audiard. Lui-même en conviendra après sa fermeture : " J'avais acheté ça en croyant que ça m'amuserait parce qu'on croit toujours que c'est drôle de vendre des livres, mais c'est plus intéressant de les écrire. Il aurait fallu que je mette une blouse grise, que je tienne boutique, ce qui n'est pas ma vocation. " A. F.

 

 


Les pleurs de Michel...

 

Apprenant sa mort, Audiard, bouleversé, ne peut s'empêcher de pleurer. " Sans Céline, point d'Audiard ", comme l'écrit son fils Bruno M. dans son livre Audiard donne la réplique (Nouveau Monde, Ed. 2017).

 C'est même peu de le dire tant l'onde de choc de la découverte, avant guerre, du Voyage au bout de la nuit, lu d'une traite deux fois d'affilée, et sans cesse relu, ne va jusqu'au bout jamais cesser de le hanter. " Tout d'un coup, ce langage, cette masse, ce coup de poing... " a t-il raconté. Les gens de ma génération, on l'a pris sur la tête, ça a quand même fait mal. "

  Pas un jour, depuis, où les ouvrages du sulfureux écrivain ne l'aient accompagné dans tous ses déplacements, y compris, au calme dans un coin, sur les lieux de tournage. Une quasi-obsession qui le poussera même, après avoir personnellement rencontré l'auteur chez lui en 1951, à faire plusieurs fois après sa mort, le pèlerinage de Meudon.

(Valeurs actuelles, H.S. n°19, Georges Langlois).

 


PELERINAGES SECRETS

 

 

 Après avoir passé le tunnel du Point-du-Jour, à Boulogne, Audiard, dans son livre La nuit, le jour et toutes les autres nuits (Denoël, 1978) se revoit " débouchant juste après le bras mort où pourrissent d'incroyables barcasses, dans le boyau carcéral du Bas-Meudon " Là, il " gare l'auto sur le terre-plein de mâchefer... La route des Gardes est juste en face... abrupte, rocailleuse, quasi pyrénéenne... C'est tout là-haut que nichait le traître, l'impuni monstre dont on chercherait en vain la trace. Nul vestige. Rien qu'une bicoque sans passé, ni avenir, construite sur l'autre, la maudite, celle partie en fumée avec les manuscrits, les lettres, toute la paperasse et les pinces à linge. Une gentille apocalypse tout à fait conforme au répertoire ".

 

 

 

S'approchant du portail d'entrée donnant sur le jardin, " je ne sonne plus, la vue me suffit ", poursuit-il. Il en sera ainsi à de multiples reprises : après la mort de Céline, Audiard viendra, comme ce jour-là se recueillir une dizaine de fois devant ce qu'il surnomme le " terrier " de l'écrivain.

 S'il y a, un temps, fréquemment rencontré sa veuve, notamment dans le cadre de la création de sa " librairie célinienne ", nul ne connaît le nombre précis de ses entretiens avec Céline lui-même. Une seule fois sans doute. Deux, peut-être. Une certitude : c'est en 1951 peu après le retour d'exil qu'a lieu leur premier, et donc probable unique tête-à-tête. Ici même à Meudon. Celui qui débutait alors tout juste dans le cinéma rêvait depuis sa toute première lecture du Voyage d'être ainsi reçu par le proscrit. Il ne sera pas déçu.

 Alors âgé de 57 ans, l'homme se montre en effet devant son jeune visiteur aussi emporté et haché que sa prose. " Céline râlait tout le temps, et contre tout, a raconté Audiard dans Paris-Presse en 1967. Il parlait comme il écrivait, avec la même invention verbale.

 

  C'était prodigieux. Il attachait ses textes avec des pinces à linge. Mais il ne fallait surtout pas lui dire qu'on aimait ce qu'il écrivait, car il se mettait à râler de plus belle. "

 De cette rencontre - " l'un des moments les plus forts de ma vie ", dira-t-il - Audiard gardera toujours le souvenir. Et la nostalgie. D'où ses discrets " pèlerinages " sur place, auquel il convia un jour son fils (non reconnu) Bruno, qui l'a raconté avec émotion dans son livre Audiard donne la réplique : " Là, comme figé, Audiard, l'homme si plein de mots, n'en dit plus un seul, écrit-il. Son recueillement admiratif ne fut brisé que par un murmure à peine audible : " Un jour, je hurlerai avec les loups... " Puis il se mit à me réciter l'arrivée à New York du Voyage. Là, comme ça, naturellement. Et sans déclamer. Je n'ai jamais retrouvé cela... "

 Après quoi, poursuit-il, " il me conduisit sans parler jusqu'à Montmartre devant l'immeuble du 4 de la rue Girardon, à l'angle de la rue Norvins. Là où Céline vécut pendant les années de guerre. Un appartement qui fut pillé à la Libération. 

 

 Des manuscrits détruits, des écrits perdus à jamais.

 " Quel gâchis ", conclut Michel après un long regard. "

 Un long silence, puis le départ, " seul, plongé dans une tristesse palpable et dans la nostalgie d'un auteur qu'il vénérait "...

 

 (Valeurs actuelles, H.S. n°19, Arnaud Folch).

 



BELMONDO, LA DISPARITION D'UNE STAR FRANCAISE

 

 

 Inoubliable dans « A bout de souffle », « L’As des as », « Un singe en hiver », acteur parmi les plus populaires, « Bébel » a commencé avec Godard et la Nouvelle Vague avant de prendre le virage de la comédie et du film d’action. Avec plus de 80 films en soixante ans de carrière, il est mort lundi, 6 septembre 2021, à Paris, à l’âge de 88 ans. 

 

 Dans Pierrot le fou, lecture de Guignol's band

 

 

Quand un grand acteur lit un grand écrivain...

 

Ecoute

 

  Jean-Luc Godard revient avec lui sur l'origine du titre de son long métrage, Pierrot le fou, c'est un surnom d'abord parce que le personnage principal que joue Belmondo s'appelle Ferdinand. Je l'ai appelé Ferdinand en souvenir de Louis-Ferdinand Céline car l'aventure de ce Ferdinand-là est une sorte de voyage au bout de la nuit. Et c'est la fille avec qui il est qui s'entête à l'appeler Pierrot, et du reste, ils font pas mal de folies, d'où le titre Pierrot le fou. C'est Pierrot et Colombine aussi. Pour moi, c'est un film sur la vie. La vie elle est noire et rose. Ça dépend comment on la regarde, si il y a du Soleil ou des nuages, en général il y a les deux ensemble.
 Dans Pierrot le fou (1965), Belmondo lit un long passage de Guignol's band : (Anna Karina et Jean-Paul Belmondo (Ferdinand Griffon).

 

                                                                    ***

 
Le grand amateur de vitesse qu'était Belmondo concédait peu de regrets. Tous étaient de nature artistique, comme ne pas avoir adapté au cinéma Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline, un livre qui ne le " quittait jamais ". (Culture 24, 7/09/21)

 

                                                                    ***

 

 " Alors, j’ai accepté beaucoup de films, a raconté Jean-Paul Belmondo à Première.
   Ça a été un rêve : tout à coup, je me suis retrouvé dans les bras de Sophia Loren, de Gina Lollobrigida et de Claudia Cardinale ! " 

 

  

 

 

 

 Mais les

"céliniens ",
eux, ont rêvé

de le voir sur

cette affiche
dans les bras
cette fois de
Shirley
MacLaine,
(en Molly la
prostituée
américaine)...